Cinéclub de Florac

Zombie, de George Romero

Zombie Vendredi 2 mars – 23h00 – Florac (La Genette Verte)

L’état d’urgence est déclaré dans tout le pays suite à des mouvements de panique incontrôlable. Personne ne sait réellement ce qui se passe, les informations à la télévision sont contradictoires. On parle de morts qui seraient revenus à la vie et attaqueraient pour se nourrir les vivants. Après une descente de police dans un squat qui confirme l’existence de ces morts-vivants, quatre survivants décident de quitter la ville qui tombent dans le chaos et s’enfuient en hélicoptère. Pendant le vol, ils aperçoivent des milices et l’armée organisant la chasse aux zombies. Les rescapés parviennent à un centre commercial désaffecté où ils décident de s’installer...

En France, La Nuit des morts-vivants avait reçu un accueil dans l'ensemble positif, mais qui refusait le plus souvent d'envisager les aspects politiques de l'œuvre, mettant en avant la rupture qu'elle provoquait dans l'histoire du genre fantastique. En 1983, le contexte dans lequel Zombie sort en France est très différent. Romero n'est plus un inconnu et bénéficie d'un certain prestige. L'horreur et le gore ont investi les salles de cinéma et les vidéos. Cela n'empêche pas la Commission de contrôle des films cinématographiques d'interdire le long-métrage pendant près de 5 ans. Son président justifiera la censure au nom d'une interprétation politique de Zombie. Les membres de la commission auraient vu dans l'assaut des bikers et leur jubilation à massacrer des morts-vivants « une philosophie effrayante, avec une humanité et une sous-humanité ». « Cette joie de tuer son semblable, de tuer les sous-hommes » formerait les « racines de l'idéologie nazie » dont il fallait protéger la jeunesse. C'est donc bien une analyse politique, même si elle repose sur un contresens, qui a provoqué la censure. Le rejet critique est quasi-unanime. On juge Zombie tantôt ridicule, tantôt écœurant, et, à quelques rares exceptions, la valeur pamphlétaire et politique échappe totalement. Les revues spécialisées, comme Mad Movies, L'Écran fantastique et surtout Starfix défendent le réalisateur. La revue dirigée par Christophe Gans sort de 1983 à 1986 trois articles sur Romero et une interview du réalisateur, visant à présenter celui-ci comme un auteur à part entière, dont l'œuvre est traversée par des préoccupations politiques et sociales. C'est dans les années 2000 que le film, et d'une façon générale toute l'œuvre du réalisateur, sont réhabilités. Une rétrospective à la Cinémathèque française en donne l'occasion, suivie d'un dossier dans Les Cahiers du cinéma.

George A. Romero
Glorifié par les cinéphiles de plusieurs générations, adulé par les zombies des vidéoclubs, auteur d'une oeuvre profondément originale, George Romero est une légende du cinéma. Et pourtant, il revient de loin. Non seulement ses films n'ont jamais connu de réel succès lors de leur sortie (quand ils avaient la chance de bénéficier d'une sortie), mais il a dû lutter toute sa vie contre une inactivité forcée, ponctuée de passages à vide et de violentes confrontations avec les producteurs. Romero a réalisé à ce jour quatorze films, tous indépendants. Il est un représentant authentique de l'espoir contre-culturel de l'Amérique des années 1960 et 1970, qui demeure aujourd' hui, au terme d'un parcours sinueux et marginal, toujours non réconcilié.

Source : Wikipedia / La politique des Zombie, de Jean-Baptiste Thoret

Zombie (1978) de George A. Romero - 1h59 - VOST
Interdit aux moins de 16 ans
La projection sera suivie d'une analyse du film par Jean-Baptiste Thoret

Infos pratiques :

Ciné-club de Florac
04 66 45 12 73
Tarif Plein : 6 €
Tarif ciné-clubs : 5 €
Lycéen : 3 €

Bande-Annonce :

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