Sleepy Hollow, de Tim Burton
Mercredi 29 février 2012 – 20h30 – Saint-Chély d'Apcher (Petit Théâtre)
En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouves décapitées. Les têtes ont disparu. Terrifies, les habitants sont persuades que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu’il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, a peine arrive, il succombe au charme étrange et vénéneux de la belle Katrina Van Tassel.
Adaptation d’une célèbre nouvelle de l’écrivain américain Washington Irving et vieux projet hollywoodien – l’idée était déjà dans les cartons du réalisateur Albert Lewin dans les années quarante –, Sleepy Hollow s’adresse directement aux adultes nostalgiques de leur enfance. Dès ses premiers films, le réalisateur avait, en effet, exploité l’univers fictionnel de l’enfance pour l’entretenir ensuite avec, entre autres, l’adaptation d’une bande dessinée jouant délibérément sur la nostalgie des Comics (Batman) ou bien le conte merveilleux pour adultes (Edward aux mains d’argent). Sleepy Hollow est un appel à cette délectation innocente pour le morbide dont font preuve les enfants qui aiment par-dessus tout se faire peur, et à ce sentiment nostalgique d’adultes qui retrouvent le plaisir de l’horreur à travers une vraie fiction digne des classiques de la littérature fantastique (Frankenstein, Dr Jekyll et M. Hyde, etc.). L’interprétation pleine d’ironie et presque grand-guignolesque de Johnny Depp est révélatrice de cette fascination distanciée du réalisateur et de son acteur (fétiche) principal. Si Burton est depuis le début de sa carrière lié à Disney (dont les productions s’adressent aussi aux enfants, mais en versions « policées »), Sleepy Hollow est donc loin d’être destiné aux jeunes. Enfin, cette nostalgie pour le monde de l’enfance est présente dans l’esthétique du film qui rend explicitement hommage à un genre perdu, celui des films d’horreur « gothiques » des années cinquante et soixante.
Source : La bibliothèque du film
Sleepy Hollow (1999) de Tim Burton - 1h45 - VOST
Interdit aux moins de 12 ans
La projection sera suivie d'un débat animé par M. Boulet du Centre culture & Loisirs et M. Blanco du Lycée Théophile Roussel
Infos pratiques :
Le Cinéthéâtre de St-Chély d'Apcher
04 66 31 19 60
http://ccl.barraban.free.fr
Tarif Plein : 4 €
Tarif Réduit : 3 €
Bande-annonce :
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