Cinéclub de Florac

Le Golem, de Carl Boese et Paul Wegener

Le Golem Vendredi 2 mars – 20h00 – Florac (La Genette Verte)
La projection sera précédée à 19h00 d'un buffet d’ouverture en présence de Jean-Baptiste Thoret.

À Pragues au XVIe siècle, l’Empereur fait annoncer par son messager Florian au rabbin Loew que la communauté juive qu’il dirige sera chassée. Loew évoque alors un Démon qui lui révèle le mot dont il avait besoin pour animer le Golem, une statue d’argile à la force colossale et capable de renverser la situation. Mais le Golem se révolte contre lui… et le remède est bientôt pire que le mal.

Le Golem est la troisième adaptation du sujet dans la filmographie de Wegener qui dirige mais aussi interprète le rôle de la créature fantastique. Heinrik Galeen a écrit cette troisième version avec Wegener; les décors hallucinants furent conçus par Hans Poelzig et Kurt Richter. Cette version de 1920 est la plus connue des trois réalisées par Wegener : c’est elle qui fut le plus souvent projetée en France, même si les copies utilisées étaient infiniment moins belles que celle-ci, qui est enfin vivante de nombreuses teintes monochromes produisant un effet esthétique absolument fantastique.

David Bakan assure qu’on a parfois désigné Le Golem sous le nom de Joseph et qu’il semblerait «doté de quelques-unes des caractéristiques du Messiah ben Joseph». La signification morale de l’histoire épouse naturellement sa signification psychanalytique et kabbalistique telle qu’elle est résumée en 1944 par Nandor Fedor, cité par le même Bakan : «Il est un meilleur chemin. Nous le trouverons quand nous ne chercherons plus l’union avec le divin dans le phantasme de retour au sein maternel, dans l’espoir de recouvrer la sensation fœtale de toute-puissance, mais quand nous prendrons conscience de la présence du Shem dans notre âme et que nous maîtriserons la puissance du Golem pour régénérer le monde». Ce «Shem» dont parlent Fedor et Bakan, c’est le principe de vie qui anîme le corps, principe divin de liberté et d’énergie qui permet au corps de quitter l’état de poussière et d’accéder, comme composé vital de corps et d’âme, à la liberté créatrice, soumise à celle du premier créateur, donc Dieu d’un point de vue théologique.

Source : Stalker

Le Golem (1920) de Paul Wegener et Carl Boese - 1h20 - Muet
Tout public, dès 8 ans
La projection sera suivie d'une analyse du film par Jean-Baptiste Thoret

Infos pratiques :

Ciné-club de Florac
04 66 45 12 73
Tarif Plein : 6 €
Tarif ciné-clubs : 5 €
Lycéen / - 18 ans : 3 €

Extrait :

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